lundi 17 janvier 2011

Je suis un vieux boudoir pleins de roses fanées.

On m'a souvent dit que la période la plus difficile en prépa se situait aux alentours de novembre/décembre. Lorsque les vacances d'octobre sont terminées, que l'hiver s'est installé et qu'il fait très froid.
C'est absolument faux. En fait, il n'y pas de période qui soit particulièrement plus dure qu'une autre. Cela dépend de l'état d'esprit, de la vie personnelle de chacun; on peut en baver à mort au mois de décembre, de février ou de mars, sans qu'on l'ai spécialement "prévu".
Dans mon cas, ce mois de janvier est particulièrement long, pénible et déprimant, et le pire c'est que ce n'est pas vraiment la prépa le problème. Au contraire, même si les journées sont très longues et très fatigantes, j'aime aller en cours, apprendre de nouvelles choses; je fais mine que je m'ennuie mais au fond j'adore ça. Le seul os dans le potage, c'est que je ne suis pas fière fière de mes résultats, et que dans certaines matières, type français ou anglais, ça me saoule carrément; et je me demande vraiment comment je vais pouvoir progresser.
Bref, j'ai un peu le sleen, c'est difficile à expliquer, c'est difficile de mettre des mots sur cet état d'esprit; mais ce qui est drôle c'est que j'ai toujours pensé que l'hypokhâgne finirait par me déprimer, et finalement c'est l'hypokhâgne qui m'aide à me changer (un peu) les idées.
Comme quoi.

dimanche 9 janvier 2011

A little break.

Pour des raisons personnelles, je serai dans l'incapacité de mettre le blog à jour avant le 17 janvier. Après quoi, la suite des idées reçues sur la prépa, un bilan khôllesque et du spleen baudelairien au programme =)

Bonne semaine à tous!


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Pour mettre de bonne humeur.

mardi 4 janvier 2011

L'art de bilanter (faire un bilan).

Pour bien commencer l'année, quoi de mieux que de faire un bilan des quatre derniers mois écoulés en prépa? (Eh bien oui, janvier c'est le mois des résolutions bidons et des bilans à tout vas, alors tant qu'on y est!).
Et pour ce faire, je n'ai rien trouvé de mieux que de reprendre un par un les différents préjugés et autres aprioris que j'avais sur la prépa avant d'y être. Quand j'ai décidé de postuler pour entrer en HK, j'ai en effet fait une petite liste de toutes ces idées pré-conçues qui me passaient par la tête, et que j'avais envie de vérifier par moi-même. A présent j'ai ressorti ladite liste, il est temps de voir ce que ça donne.


Cliché n°1/ En prépa, la masse de travail est insoutenable.
En fait, ce n'est ni totalement vrai, ni totalement faux. C'est clair, il faut travailler, on ne peut pas progresser en philo sans lire un minimum à côté, retenir douze chapitres d'histoire en un claquement de doigts, avancer en anglais ou en latin sans apprendre de vocabulaire, nourrir une dissertation sans apprendre des citations, et surtout, on ne peut pas avancer sans faire de recherches; des recherches, encore et toujours des recherches. C'est surtout ça le travail. Rechercher. Il y a finalement peu de "par coeur", simplement dans certains cas, notamment pour les listes de vocabulaire que je viens d'évoquer.
Après, je ne passe pas ma vie à bosser. Vraiment. Parfois même je culpabilise de ne rien faire, ou d'y aller mollo, de me laisser vivre quoi.
J'avoue que mes profs ne sont pas tous fan des DM. Ce qui fait que souvent je suis un peu tranquille de ce côté là, moi qui avait peur d'être noyée sous les dissertes de français à rendre, DM de géo et autres joyeusetés. Mais ça c'est uniquement dans mon cas personnel, donc je peux tout à fait concevoir que dans une prépa qui charge un peu plus les étudiants en devoirs à faire à la maison, le travail et le stress qui va avec se ressentent plus.
Quoi qu'il en soit, insoutenable est à mon sens largement exagéré. Je lui préférerai le terme "considérable".
Du coup, première nouvelle, en HK on bosse beaucoup, régulièrement, mais normalement!

Cliché n°2/ Les profs sont des vilains méchants.
Oui, j'avoue. Au lycée, et avec les quelques témoignages de prépateux que j'avais pu entendre, je m'étais figurée que prof-de-prépa = bête ferroce qui terrorise ses élèves, qui n'hésite pas à te casser, à te faire sentir que tu es nul/que tu n'as pas ta place/que tu vas échouer (j'exagère à peine). Il me semble que c'est vraiment une des idées reçues les plus courantes. Est-ce vraiment le cas?
Et du coup, au mois de septembre, le choc total : tous les profs étaient sympas, gentils, à l'écoute, près à nous aider, à nous répéter "Vous verrez, vous allez y arriver!" etc etc. Et au bout de quatre mois cette impression n'a guère changé.
Là aussi, tout est une question de chance. Le prof d'anglais des KH est un tyran*. Des profs tyrans, il y en a partout malheureusement. On ne sait jamais sur qui on va tomber, mais quand c'est le cas, je crois qu'il faut tout faire pour essayer de ne pas se laisser plomber le moral par ce(s) prof(s) là. Certains profitent certainement du fait qu'ils enseignent en "prépa" et se complaisent à vouloir mettre la pression sur les étudiants, sous prétexte qu'ils font parti de "l'élite". Je trouve ça moyennement pédagogique, et surtout ça peut vraiment miner les gens; et mal vivre sa prépa à cause d'un prof, c'est dommage je trouve.
*Par conséquent, si je me retrouve en KH l'année prochaine mon jugement risque sûrement de changer et, qui sait, peut-être que je viendrai me lamenter sur mon blog de tous les trucs horribles que ce prof me fera subir.

Le seul truc "vrai" dans l'idée qu'on peut se faire d'un prof de prépa, c'est que le prof de prépa est exigeant (ouais bon, ce n'est pas une surprise en soi, c'est tout ce qu'il y a de plus logique, mais cela mérite tout de même d'être souligné). Le degré d'exigence varie après en fonction des profs, mais globalement on peut dire qu'ils nous attendent au tournant, qu'ils veulent que nous progressions (puisqu'ils sont là pour ça) et voir l'évolution de notre travail. Donc avec ça, pas question de rigoler non plus. Mais c'est aussi ça qui fait la qualité d'un prof de prépa.

Cliché n°3/ Les autres élèves sont tous des cracks avec une mention TB.
Et bam, un autre méga préjugé qui a prit un méchant coup quand j'ai découvert ma classe, et appris à connaître un peu les gens! Certes, il y en a certains (même, beaucoup) dont on se rend tout de suite compte qu'ils sont "bons", qu'ils en ont dans le crâne quoi. Des réflexions pertinentes, des hypothèses auxquelles on aurait JAMAIS pensé, des connaissances incroyables sorti d'on ne sait-où, et qui te donnent surtout l'impression que t'as un niveau de culture bien en-dessous du niveau de la mer. Du genre "Ahhh putain mais je suis vraiment trop débile, pas possib' quoi!". Mais même ces gens là ne sont pas des extra-terrestres. Quand au reste de la classe, tout le monde est plutôt cool, à un niveau plus ou moins similaire, il n'y a pas d'esprit de compétition. L'ambiance est bonne, à la rigolade. Dans ma classe d'HK, il n'y a pas quarante "cracks" qui savent déjà tout sur tout. Au niveau des mentalités, c'est plutôt hétérogène. Evidemment, je suis dans une prépa provinciale, il m'est impossible de comparer avec une prépa plus côtée comme certaines prépas parisiennes, mais bon.



La suite, demain ou jeudi; car il se fait tard et j'ai ma version de latin à finir!
Bon courage à tous pour cette fin de semaine =)