dimanche 15 avril 2012

Your faith goes to be greater than your fear.

Enfin. Enfin je vais pouvoir m'attaquer au concours de l'Ecole Normale Supérieure, Graal de la classe préparatoire littéraire. Deux ans pour ça, pour un seul concours, et qui pourtant ne changera absolument pas notre vie de khâgneux (loin s'en faut). Finalement, c'est bien the concours, le vrai de vrai; et pourtant je l'appréhende plus comme une enième série d'épreuves, avec ses difficultés, ses joies et ses moments de panique complète.
"Comme d'habitude". Ou presque.
Bien sûr, je m'inquiète un peu quant aux sujets qui vont tomber (notamment en histoire); mais étrangement je ne suis pas écrasée sous le poids du stress. C'est même le contraire. J'ai révisé. J'aurais certainement pu faire mieux, mais j'ai révisé quand même. Je vais faire ce que je veux, y compris en littérature. Tant pis.
Comme le dit Sarah, rater ou réussir, ça n'a désormais plus d'importance. On veut juste se frotter à ce pour quoi on a trimé jusqu'à présent, passer chaque épreuve et se réveiller dix jours plus tard.
Libres.


Et puis, sélection spéciale pré-concours pour décompresser un peu : ici, ici et .
Et maintenant, quelques relectures succinctes sur Phèdre.

mercredi 11 avril 2012

Implosion cérébrale.

J'ai plus ou moins cessé de travailler. Franchement, j'en ai marre. Ceci dit, je peux me le permettre; d'une part, parce que j'ai été très très active la semaine dernière, d'autre part, parce que plus rien de veut rentrer, ou presque. Je bloque. Hier après-midi, j'ai fixé plusieurs heures un livre de littérature sans pouvoir me concentrer sur la moindre ligne. Je ne comprenais rien, ne voyais rien (mais seulement des tracés noirs sur le papier, dirait Sartre).
J'étais sans cesse déconcentrée par un flot continu de pensées. Peut-être que cela vous arrive parfois, aussi : vous pensez tellement, à tant de choses à la fois, que vous avez la sensation que votre cerveau va imploser; vous n'arrivez plus à faire quoi que ce soit (ni à dormir, si vous cherchez alors désespérément le sommeil), jusqu'à une limite proche de l'insupportable. En fait, je pense à tout et rien à la fois, à des choses tout aussi profondes que futiles. Je songe à l'année prochaine, à la khûbe de plus en plus tentante, mais je pense aussi à l'avenir, à plus long terme; je pense aux différentes lectures que je meure d'envie de faire, aux films que je veux voir absolument après le concours, et à cette paire de chaussure qui me fait de l'oeil sur internet (car dans mes moments de perdition, je passe en revue toutes les boutiques en ligne possibles et imaginables). Je me demande si je dois continuer de chercher un job d'été, parce que d'un côté j'ai vraiment envie de paresser pendant deux mois, mais de l'autre, je dois impérativement financer un futur PC portable. J'ai aussi envie de m'offrir une liseuse Kindle, mais j'hésite encore beaucoup. Je ne sais pas trop si cet investissement vaut le coup ou pas. Et par ailleurs, je ne sais pas tout à fait pour qui voter. Mes convictions politiques, bien moroses en cette période électorale, errent dans le méandre des débats télévisés.
Flux de pensées entremêlées.
Du coup, je n'arrive plus à travailler des heures durant, et je dors assez mal. Je préfère donc ralentir le rythme de mes révisions, essayer de me vider la tête par tous les moyens, et me reposer pour éviter le burn-out au pire moment.

Voilà. J'ai aussi de plus en plus envie de partager mes lectures, mes réflexions, mes avis et mes coups de coeurs. Parce que dès que je serai en vacances je lirai ça et puis ça aussi, qui a l'air tellement  bien. Mais nous n'en sommes pas là.
Peut-être que j'accumule trop de pensées.


lundi 9 avril 2012

Gavage pré-concours.

Une semaine que je me nourris exclusivement de théorie littéraire et de bouquins de philo. Gavée de prose poétique et de poésie en prose (dont les différences sont bien plus subtiles qu'il n'y parait), de stylistique sémantique et de positivisme juridique VS les droits de l'homme. Bon.
J'ai vraiment, vraiment, VRAIMENT hâte d'être la semaine prochaine, j'ai hâte de composer, de mettre un point final à ces révisions express, qui me donnent l'impression d'être gavée comme une oie avant Noël.

Je n'ai pas grand-chose à dire de plus pour l'instant. Si ce n'est que le chocolat de Pâques, c'est franchement bon pour le moral, en fait.