En ce moment j'ai du mal à dormir. Et donc, forcément, j'ai du mal à rester concentrée la journée. Je suis constamment fatiguée, et plus encore le dimanche soir...Alors que logiquement, je devrais être remise sur pieds pour attaquer la semaine suivante, j'ai plutôt l'impression d'être "au bout du rouleau" de la semaine qui s'achève. Et de n'avoir pas le temps de récupérer.Techniquement, il faudrait peut-être que j'arrête de boire autant de café. Après 17h. Evidemment. Mais en même temps, si je ne prends pas de café, je suis incapable de bosser après une journée de cours, et ça c'est juste
no way. Du coup, j'essaye de réduire ma consommation de caféine par du thé (mais c'est presque pareil), ou des chewing-gum. Résultat, je suis accro aux chewing-gum.
Sinon je travaille beaucoup mais pas à fond. Je n'arrive pas à
«jouer le jeu du concours», comme le disent si bien les profs. Pourtant j'ai une carte à jour. Une toute petite, certes, mais je sais que je peux faire quelque chose. Sauf que ma motivation reste un peu molle quant à mes perspectives d'avenir, et je n'arrive pas à m'y mettre. En fait je crois que je ne réalise pas, tout simplement. Je ne réalise pas que j'ai un concours dans trois mois qui pourrait m'ouvrir des portes; ou tout bêtement qu'après cela l'épisode prépa sera terminé et qu'il faudra passer à autre chose.
Ca ne me semble pas réel. Pour l'instant, j'en suis encore à penser à mon livre d'histoire à ficher et ma version de latin pour demain. J'avance au jour le jour quoi; je ne sais pas si c'est une bonne chose.
Quand j'en vois certain(e)s qui sont au taquet dans leurs khâgne, genre c'est le
challenge de leur vie ou je ne sais pas quoi, qui sont prêt à tout pour l'ENS et y croient jusqu'à la racine des cheveux, ça me fait bizarre. Moi je ne suis qu'une misérable petite khâgneuse qui va en cours tous les jours et qui se laisse vivre plus ou moins tranquillement.
Bon. Après tout pourquoi pas.
Bref, comme tous les dimanche soir, je suis d'humeur maussade.